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11/01/2011

Le sauvetage du système financier a coûté 15 milliards d'euros à l'Etat belge

Le mois dernier, la Cour des comptes a adopté le rapport de suivi évaluant l'impact des mesures de soutien au système financier sur la dette belge. Injections de capital, octrois de crédit et de garantie ont, en effet, permis à plusieurs institutions financières d'éviter la faillite dans la foulée de la crise financière. Un rapport avait déjà été rédigé fin 2009 chiffrant la facture globale. Celui-ci a été mis à jour avec les dépenses et rentrées de 2010.

 Le gros des dépenses avait été réalisé en 2008 avec les sauvetages de Fortis, Dexia, Ethias et KBC se chiffrant à 20,020 milliards d'euros. L'année suivante, l'Etat a prêté 160 millions d'euros à la banque Kauphting et injecté 141 millions d'euros dans le capital du véhicule regroupant les produits structurés de l'ex-Fortis. L'année écoulée, s'est ajouté le prêt de 758 millions d'euros consenti à la Grèce. Voilà pour le poste des dépenses. L'Etat touche également une rémunération sur les garanties qu'il octroie ainsi que des remboursements en intérêts et capital sur ses prêts.

 Selon des chiffres arrêtés au mois de septembre 2010, la Cour des comptes évalue à 15,03 milliards d'euros la facture totale de la crise financière. En réalité, l'Etat a dépensé 21,08 milliards d'euros en prêts et/ou injections de capital mais il a reçu en contrepartie 6,048 milliards d'euros. Le rapport ne prend pas en compte l'intérêt que l'Etat paye sur l'argent emprunté. Selon la Cour des comptes, les charges d'intérêt découlant des opérations de financement sont estimées à 904 millions d'euros entre septembre 2008 et août 2010. Cependant, malgré l'augmentation du volume de la dette, les charges d'intérêt n'ont pas augmenté en raison de la baisse générale des taux d'intérêt. Les charges d'intérêt de la dette sont estimées à 11,4 milliards d'euros pour 2011 alors qu'elles étaient de 12 milliards en 2008.

 Même si les garanties de l'Etat n'ont jusqu'à présent pas été exécutées, le rapport de la Cour des comptes pointe les incertitudes qu'elles font peser sur les finances publiques. En outre, les engagements pris en faveur de la Grèce et du mécanisme européen de stabilisation ont encore augmenté l'ampleur de cette incertitude.

 Laurent Lambrecht

Commentaires

les états et leur population doivent supporter les errances des traders, pas étonnant qu'il y ait des crises car plus personne ne semble maitriser ce système de trading international, voir article sur : http://blogs.lecho.be/fairtrade/2011/01/anatomie-dun-algo-trader.html?utm_source=picks&utm_medium=direct

Écrit par : cdemasy | 13/01/2011

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